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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Sucré Salé
Mangez, vous ne savez pas qui vous mangera

SOUPE A LA TOMATE pour 4 personnes

soupe a la-tomate-blog

I
ngrédients

- une bouteille d’environ 1 L de coulis de tomate non cuisiné (si possible maison)
- un oignon doux
- une feuille de laurier séché
- une cuiller à café de curry
- une pincée de sel au céleri (si vous oubliez, je ne vous en tiendrais pas rigueur)
- poivre noir du moulin
- huile d’olive
- une pincée de persil ciselé (pour la décoration) (si vous n’avez pas de persil ciselé, prenez du persil non ciselé et ciselez-le)

Matériel

- une grande casserole (de préférence à fond épais, genre fonte)

Versez un peu d’huile d’olive dans une grande casserole pour faire frire l’oignon finement émincé, sur feu assez vif (surtout ne pas verser directement l’huile sur le feu, d’où l’expression, “Verser de l’huile sur le feu”).  Ajoutez le curry, le laurier, sel et poivre. Baissez un peu le feu. Une fois que l’oignon a blondi (contrairement à une légende urbaine tenace, l’oignon blondi n’est pas plus con que l’oignon roussi ou l’oignon bruni) et devient fondant, ajoutez le coulis de tomate et quelques verres d’eau (mais surtout pas de vers d’eau, même si votre mari est pêcheur, il n’apprécierait pas) (jusqu’à obtenir la consistance souhaitée pour la soupe). Laissez mijoter environ vingt minutes. Rectifiez l’assaisonnement, retirez le laurier et servez avec un peu de persil ciselé pour décorer.

Remarques

Une délicieuse soupe, simplissime à réaliser, qui vous fera renoncer aux soupes en brique (personnellement, je n’ai jamais succombé à la tentation). Si vous préférez une consistance lisse et homogène, mixez la soupe en n’oubliant pas de retirer le laurier. Vous pouvez aussi ajouter du vermicelle en fin de cuisson, mais servez alors la soupe aussitôt et ne le laissez pas trop ramollir (beurk ! parce que sinon, c’est vraiment pas la peine de ne pas confondre vers et verres).
Suivant l’acidité du coulis, il peut être nécessaire de rajouter une petite cuiller à café de sucre en poudre en fin de cuisson. Vous pouvez aussi (si vous savez à l’avance que ce sera trop acide à votre goût) prendre les devants en déglaçant les oignons avec un vin cuit (genre Marsala).

Mangez.


17 novembre 2008 - 2 commentaires
Classé dans : Assiettes d'ici Tags: , , , , ,

PETITS SOUFFLES AU ROUGET BARBET ET LEUR SAUCE PIQUANTE pour 2 personnes

J’ai connu un Barbet qui était barbant et un Rouget qui n’était pas du tout de Lille. Comme quoi, on ne rencontre de ces choses, dans la vie, dans un carnet de recettes aussi (fin de l’interlude)

soufflet-au-rouget-barbet-blog

Ingrédients

- 1 gros oeuf (ou deux petits ou trois très petits ou quatre très très petits. Si très très très petits, laissez tomber)
- 50 g de filet de rouget barbet
Ne pas confondre un rouget barbet

rouget barbet
avec un  rouge et barbu
rouge barbu
(c’est d’ailleurs très difficile, voire interdit par la loi de prélever des filets sur un rouge et barbu (de toute manière, il se laisse rarement faire)

- deux belles cuillers à soupe de crème fraîche épaisse

- une petite cuiller à soupe rase (rasé si rouge barbu, voire ci-dessus) de farine
- une cuiller à café de cumin
- quelques graines de coriandre écrasées
- une pincée d’origan
- une pincée de sauge
- noix de muscade râpée (très peu)
- 10 cL de coulis de tomate
- une feuille de laurier
- une cuiller à café de curry
- sel
- poivre du moulin
- une noix de beurre

Matériel

- 2 ramequins (ou 4 si vous multipliez la recette par deux)
- un mixeur plongeur ou non (c’est marrant mais un mixer plongeur nécessite ensuite moins de plonge qu’un mixer non plongeur)
- un batteur
- une petite poêle
- une petite casserole

Commencez par faire cuire rapidement le poisson sur les deux faces, (pour la tranche, pas d’exploit culinaire, laissez tomber)  dans une poêle, sans qu’il soit complètement cuit. Dans une petite casserole, faites aussi réduire le coulis de tomate à feu doux, en y ajoutant poivre, laurier, curry et sel. Préchauffez le four th 7 (th, ça veut dire thermostat, je précise pour les adeptes du thermomètre, bien que thermomètre 7, de toute façon, ça ne veut pas dire grand chose).
Séparez le blanc du jaune (ne voyez rien d’impolitiquement correct dans cette expression, merci). Ajoutez au jaune, le poisson, la crème, la farine, le cumin, la coriandre, l’origan et la sauge (pareil). Mixez et réservez.
Ajoutez une pointe de sel au blanc  (re-pareil) et montez-le (façon de parler) en neige bien ferme (bon, j’arrête). Incorporez à la préparation.
Beurrez les ramequins et versez-y l’appareil jusqu’aux deux tiers du bord.
Enfournez (j’ai rien dit) à mi-hauteur pour environ un quart d’heure.
N’ouvrez pas le four. Les soufflés doivent être bien montés (hum…) et avoir pris une couleur dorée.
Servez aussitôt, accompagné de la sauce tomate (dont vous aurez ôté le laurier et rectifié l’assaisonnement, en ajoutant éventuellement un peu de sel et/ou de sucre).

Remarques

On peut aussi servir cete entrée tiède ou froide, mais mieux vaut alors démouler les soufflés (et non pas dessaouler les mouflets) sur le plat de service, car ils seront un peu retombés.
On peut utiliser bien d’autres poissons pour confectionner cette recette, varier les épices, les sauces d’accompagnement… bref, vous pouvez piquer la recette et la faire vôtre à votre goût.


Mangez.



Tarte au caramel-chocolat (et réciproquement)



Ingrédients


une pâte brisée ou sablée prête à dérouler (je précise que la pâte brisée ne se brise pas , pas plus que la pâte sablée ne se sable, quant à la pâte feuilletée, mieux vaut prendre un bon bouquin)
200 g de chocolat noir pâtissier
50 g de beurre doux (mais pas salé, voir ci-dessous)
50 g de beurre salé (mais pas doux, voir ci-dessus)
20 cL de crème fraîche semi-épaisse (15 + 5) (le mystère de cette savante addition sera résolu quelques lignes ci-dessous)
200g de sucre en poudre (50 + 150) (même remarque)
2 oeufs


Préparez la ganache au chocolat en commençant par casser le chocolat dans une grande casserole placée sur feu très doux. Mélangez à la cuiller en bois.


Ajoutez 50 g de beurre doux une fois que le chocolat est fondu. Hors du feu, ajoutez 15 cL de crème, mélangez, 50 g de sucre, deux oeufs, un à un, en mélangeant bien à chaque incorporation (engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient).

Réservez (le droit de réserve du cuisinier est méconnu mais très pratiqué, pourtant)

Faites préchauffer le four à 200 °C.
Préparez le caramel. Dans une petite casserole, versez 150 g de sucre et mouillez-le d’environ 2 cuillers à soupe d’eau.

Placez la casserole sur feu moyen en faisant tourner de temps en temps le mélange, sans remuer directement, jusqu’à ce qu’il prenne une belle couleur brune.
Hors du feu, ajoutez le beurre salé et remuez sans arrêt au fouet (merci d’apprendre par coeur la recette pour ne pas aller la consulter toutes les deux minutes et ainsi risquer de la rater) jusqu’à ce que le mélange prenne une consistance moelleuse. Versez le reste de la crème et remuez à nouveau.


Déroulez la pâte et placez-la avec son papier au fond d’un moule à tarte. Piquez très soigneusement et profondément la pâte avec une fourchette (pour que le caramel pénètre bien dans les couches de feuilletage à la cuisson). Faites une jolie bordure avec les doigts (propres).


Versez le caramel sur le fond de tarte en veillant à le répartir de façon homogène.

Versez ensuite la ganache au chocolat et lissez le dessus à l’aide d’une spatule.


Lorsque le four est chaud, enfournez pour une vingtaine de minute et retirez la tarte du four dès que la pâte est cuite.
Laissez refroidir complètement et servez froid.


Mangez.